
L’incroyable lutte d’un être pour arriver à « être soi ».
Edouard Louis, icône générationnelle, apporte à la littérature une réalité qui en est trop souvent exclue : l’injustice sociale, la violence d’un monde oublié de la classe dominante, où toute différence est vécue comme une faiblesse.
Eddy Bellegueule est un enfant considéré comme « différent » par ceux qui l’entourent. Exclu, harcelé et violenté, il évolue dans un milieu précaire, où les garçons doivent rejeter l’école, où pour se construire en tant qu’homme il faut être « un dur ». Un monde où le travail à l’usine détruit les corps, où on se retrouve au chômage, où on boit pour oublier, où abandonnés par les gouvernements, on vote Front National. Un milieu aussi où on déteste les « pédés ». Et Eddy est un « pédé ». Au-delà de la discrimination sexuelle, ce récit autobiographique poignant témoigne de la lutte incroyable d’un être face aux assignations et aux pressions sociales qui lui sont imposées.
« Il fallait fuir. Mais d’abord, on ne pense pas spontanément à la fuite parce qu’on ignore qu’il existe un ailleurs. On ne sait pas que la fuite est une possibilité. On essaye dans un premier temps d’être comme les autres, et j’ai essayé d’être comme toute le monde. »
Sans pathos et avec délicatesse, En finir avec Eddy Bellegueule emmène les spectateurs dans un monde où les interactions sociales peuvent parfois prendre des formes surprenantes. Amour, violence, honneur... Au-delà des discriminations liées à l’orientation sexuelle, le spectacle dévoile l’incroyable lutte d’un être humain pour arriver à "être soi", face aux pressions sociales et aux injonctions.
📰 Ce qu'en dit la presse
" Jessica Gazon adapte à la scène le roman autobiographique d’Edouard Louis. On y retrouve intacte son insurrection contre la misère sociale, mais aussi la violence, le racisme ou l’homophobie qui en découlent. Quatre interprètes formidables se relaient pour incarner le jeune Eddy, malmené à l’école mais aussi dans sa famille parce qu’il est différent, efféminé. Ils esquissent un monde prisonnier de ses difficultés, où les fins de mois difficiles laissent peu de place aux débordements affectifs, où la violence et la pauvreté intellectuelle se répètent dans des cycles infernaux. "
Le Soir, Catherine Makereel
Infos pratiques
Date, heure et lieu
📅 Mercredi 21 avril | 20h
⛪ Église de Limelette
Durée
1h45
Public
Tout public | Dès 12 ans
Tarifs
🪶 Prix Plume : 20 €
⚖️ Prix Juste : 24 €
💘 Prix Soutien : 28 €
🫶 Prix Solidaire : 32 €
Distribution
Avec le Collectif La Bécane, Janie Follet, Sophie Jaskulski, Louise Manteau, François Maquet
Dramaturgie Thibaut Nève
Costumes & accessoires Élise Abraham
Création son Ségolène Neyroud
Création vidéo Jérôme Guiot
Direction technique & regard scénographique Aurélie Perret
Construction & aide à la scénographie Aurélie Borremans & Nicolas Olivier
Création lumière Aurore Leduc
Régie Aurélie Perret ou Aurore Leduc
Régie son Benoît Nonclercq
Compagnie Gazon-Nève
D’après le roman d’Edouard Louis
Adaptation et mise en scène Jessica Gazon et la précieuse participation des acteurices
Galerie photo
© Alice Piemme

































